Quarante ans

11 mars 2015

Quarante ans, c’est une vie , ou presque. En tout cas plus qu’il ne me reste à vivre.

Malgré tout, je n’ai rien oublié et les souvenirs m’envahissent et me hantent.

Qu’ais-je fait de ma vie, qu’as-tu fait de la tienne ?

Aujourd’hui dans ma tête tout se mêle, le passé, le présent, le réel, l’imaginaire.

C’était un 10 mars …

11 mars 2015

Une chambre dans un petit hôtel de la rue Monge. Le bruit des sabots sur le pavé des chevaux de la Garde Républicaine qui nous réveillent.

Un petit déjeuner vite avalé, le métro, ses odeurs, ses craquements, ses crissements.

Un immeuble, l’ascenseur, un cabinet de consultation. Des femmes qui attendent. Toi, moi, main dans la main, assis, qui attendons aussi.

Une femme médecin, d’autres femmes qui nous parlent, qui nous expliquent. Et puis après tout va très vite. Je suis près de toi, inquiet, anxieux. Je caresse ta joue, je dépose un baiser sur ton front. C’est déjà fini !

Tu te relèves et tu souris. Personne ne remarque les larmes au coin de nos yeux.

C’était un dix mars et nous ne savions pas que tout ne serait plus comme avant.

Cet enfant que nous n’avons pas fait, je ne l’ai jamais retrouvé.

Larmes

16 février 2015

Je ne t’ai pas aimée comme que tu le méritais.

Et aujourd’hui je retrouve dans mes yeux toutes les larmes que tu as versées.

un jour peut être,

13 décembre 2014

Un jour peut être, au détour d’une rue, je te croiserai
Malgré tout ce temps tu n’auras pas changée, juste le visage un peu vieilli
Je te reconnaitrai et je te sourirai
Et toi, tu poursuivras ton chemin sans même me regarder

Un jour peut être, au coin d’une place, je te rencontrerai
et je t’inviterai dans un petit bistrot
Devant les tasses fumantes d’un chocolat chaud, je te dirai de nouveau tous ces mots du passé
et je prendrai ta main, maladroit comme au premier jour

Un jour peut être, le long d’une rivière ou au fond d’une forêt, je te retrouverai
toi, tes lèvres suaves et sucrées, tes mains et tes caresses,

Et en attendant ce jour,
je déambule à travers les rues d’une ville où tu ne viendras jamais

Une bouteille à la mer

2 décembre 2014

Cette page est une bouteille à la mer.
Un jour, peut être, la personne à qui elle est destinée pourra la lire. J’ai tant de choses à lui dire, tant de choses à lui écrire.

shell

2 décembre 2014
Longtemps, j’ai porté à mon cou une petite coquille accrochée à une fine chaîne.
Symbole de ton nom et signe de notre amour.
Mille et mille fois je l’ai caressée de mes doigts, portée à mes lèvres et regardée comme si c’était toi.
Agacement ou jalousie, une belle métisse un jour me l’a arrachée.
Et puis, elle a disparu du tiroir où je l’avais déposée. Elle me l’aura jetée ou dérobée, … j’en suis sûr!

Muschel